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5 Techniques pour un Jardin Econome en Eau - Jardin Économe en Eau

Quelles sont les techniques pour UN JARDIN ÉCONOME EN EAU?

L’eau une ressource de plus en plus rare !

L’eau est devenue en quelques décennies la ressource la plus rare et la plus précieuse de la Terre. Malgré toutes les alarmes lancées depuis plusieurs années, la prise de conscience est très insuffisante.

Selon une étude du CNRS, les Hommes extraient environ 3 800 à 4 000 milliards de mètres cubes d’eau douce par an pour leurs différents usages.

Si ce printemps nous a apporté un degré d’hygrométrie des plus élevé, les niveaux des nappes phréatiques sont alarmant et l’eau n’en demeure pas moins une ressource précieuse qu’il nous faut apprendre à économiser. Au jardin quelques gestes simples, alliés à un peu de bon sens, vous permettront de limiter les arrosages. Economie, écologie, tout en gardant un beau jardin, nos jardiniers pros vous conseillent pour un jardin économe en eau.

Raisonner les arrosages pour un jardin économe en eau :

Quand arroser ?

Au printemps est à l’automne, il est préférable darroser le matin. L’évaporation est assez faible et l’eau profite directement à la plante, sans favoriser les limaces et les escargots.

En revanche, en été ou pendant les périodes de fortes chaleurs, il est conseillé d’arroser le soir. L’eau s’infiltrera plus en profondeur durant la nuit, ce qui limitera les arrosages.

Comment arroser pour un jardin économe en eau ?

Les techniques d’arrosages diffèrent selon les plantes à arroser. Ainsi on n’arrosera pas de même manière ni en même quantité le gazon, le potager, ou les massifs.

Le gazon est très gourmand en eau : on considère à peu près 1 mètre cube par mètre carré et par an, en plus des précipitations naturelles. Préférez des systèmes au ras du sol car les systèmes oscillants favorisent l’évaporation (40% avant même de toucher de sol). Les tontes se feront moins fréquentes et plus hautes (entre 6 et 8 cm) durant les périodes chaudes, pour augmenter la résistance naturelle du gazon à la sècheresse. Cependant, si durant l’été votre pelouse, jaunit et grille, n’ayez pas d’inquiétude, elle reverdira dès les premières pluies.

Au potager, le mieux est le tuyau microporeux voire un goutte à goutte. Il distribue l’eau directement dans le sol au niveau de la plante. Le feuillage n’est pas mouillé, ce qui pourrait causer des brûlures ou des maladies cryptogamiques. De plus cette micro-aspersion limite la formation de croute et le gaspillage par ruissellement.

Pour les jeunes arbustes, rien de vaut le traditionnel arrosoir. Une cuvette de quelques centimètres de profondeur autour des chaque plantes, retiendra efficacement un apport abondant d’eau tout en permettant de bien visualiser la quantité apportée.

Favoriser l’enracinement en profondeur

Des arrosages trop fréquents favoriseront le développement des racines en superficie, et rendront les plantes dépendantes. En revanche, des arrosages plus espacés mais plus abondants pénètreront plus en profondeur et cela créera une fraicheur de fond vers laquelle les racines descendront. Ainsi, si les nouvelles plantations demandent beaucoup d’eau les premières années, espacer progressivement les arrosages permettra de favoriser un enracinement en profondeur ce qui rendra vos plantes autonomes plus rapidement.

La nature du sol

Les sols très drainants comme les sols sableux par exemple ne retiennent pas l’eau. Les arrosages devront être plus fréquents mais en quantité moins abondantes. Pour les sols plus lourds comme l’argile notamment, les apports d’eau seront plus importants, mais beaucoup plus espacés.

Adapter les méthodes culturales

Le binage

« Un binage vaut deux arrosages ». En effet, le binage casse la croûte qui se forme à la surface du sol. Cette croûte devient imperméable et l’eau y ruisselle sans pénétrer dans le sol. Une terre bien ameublie permet à l’eau se s’infiltrer en profondeur, mais limite aussi les remontées capillaires et donc l’évaporation. Pour plus de renseignements, un article concernant le binage est disponible sur notre site.

Le paillage

Qu’il soit organique ou minéral, le paillage est une technique ancestrale qui revient s’imposer dans nos jardins. Les avantages du paillage sont multiples :

  • Conservation de la fraicheur et de l’humidité du sol.
  • Lutte contre les adventices.
  • Amélioration du sol pour les paillis organiques.

Quelque soit vos gouts, vous pouvez choisir un paillage minéral, constitué de sable, de galets de différentes couleurs, de pouzzolane, de débris d’ardoise…etc., ou un paillage organique : BRF, tonte de gazon, écorce de pins, paillette de lin par exemple. Le principe est d’en disposé une quantité suffisante au pied des plantes et/ou des cultures à protéger.

Entretenir le sol pour une meilleure rétention d’eau

Un apport de matière organique à chaque printemps et/ou automne selon votre sol, l’enrichira et augmentera grandement sa capacité de rétention d’eau. En effet l’humus agit comme une éponge et stocke l’humidité et les nutriments pour les restituer progressivement. De plus, vos plantes en bonne santé résisteront mieux au période de sècheresse.

Les plantations

Aujourd’hui la plupart des végétaux sont vendus en motte ou conteneur. Cela permet d’effectuer les plantations en toutes saisons. Cependant, comme les plants fraîchement installés demandent beaucoup d’eau pour favoriser leurs reprises, il est conseillé de planter les arbres et les arbustes au début de l’automne, ainsi ils bénéficieront de l’eau de pluie.

Pour les vivaces, le début de printemps est la période propice car elles peuvent développer bon système racinaire avant les premières chaleurs. De plus en travaillant le sol en profondeur avant les plantations, les plantes pourront s’enraciner plus rapidement.

Le choix des végétaux

Le choix des végétaux est un moment crucial lors de la conception ou de l’aménagement d’un jardin. Ce choix est influencé par de nombreux facteurs : le climat, la nature du sol, vos goûts, l’entretient que vous pourrez leurs consacrer… Le plus sage est de se tourner vers des plantes poussant naturellement dans votre région. En effet ces plantes poussent à l’état sauvage et sont donc bien adapter aux conditions climatiques de votre région (froid, gel, chaleur, sécheresse, vents), et auront de bonnes chances de s’épanouir dans votre jardin. A cela vous pouvez ajouter des plantes naturellement peu exigeantes en eau.

Les arbres

L’olivier, le chêne vert, le caroubier, le camphrier, le faux poivrier, le frêne méditerranéen, le lilas des Indes, le sophora du Japon, le platane d’Orient, l’albizia, le murier à feuilles de platane, le chêne blanc, l’aulne glutineux… sont peu gourmands en eau.

Pour les climats non gélifs, koeleria et zoysia tenuifolia conviennent bien tout comme le kikuyu qui s’associe plus au chiendent. Pour les régions aux hivers plus froids, les gazons à base de fétuque élevée ou de fétuque ovine (durette) supporteront mieux les sécheresses prolongées.

Ces plantes sont données à titre d’exemple. En général les plantes dites méditerranéennes sont peu gourmandes en eau mais craignent le froid. De même, les plantes au feuillage bleuté, ou duveteux résistent bien à la sécheresse.

De plus l’emplacement même de vos végétaux est primordial : placer les espèces les plus résistantes comme bouclier aux plantes plus sensibles pour les protéger des vents desséchants, d’un ensoleillement trop important. Vous pouvez aussi regrouper les plantes plus exigeantes en eau et ainsi limiter les zones à arroser

Des végétaux adaptés au climat, implantés au bon endroit, au bon moment, dans un sol bien travaillé, et bénéficiant d’un arrosage raisonné, voici les bases d’un jardin peu exigeant en eau qui vous permettra de réaliser des économies d’argent et de temps.

Récupérer l’eau de pluie

L’eau potable est à la fois précieuse et chère. Pour alléger sa facture et gagner en autonomie, pourquoi ne pas récupérer l’eau de pluie qui ruisselle de son toit ..Installer une récupérateur d’eau de pluie est à la fois économique et écologique. L’eau de pluie est ainsi utilisée pour arroser son jardin.

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