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Un potager sur butte

Vous êtes beaucoup à vous intéresser de près ou de loin à des méthodes bios et écolos de culture et de jardinage. Pour beaucoup d’entre vous, les notions abordées dans cet articles seront certainement des redites. Mais à votre demande, les jardiniers experts vont vous présenter les avantages que proposent la culture d’un potager sur butte.

Un potager sur butte : une notion de “permaculture” issue des expériences d’agriculture de Fukuoka.

Bien entendu la mise en place de ce mode de culture est difficile à transposer dans nos jardins ou notre agriculture. Il ne s’agit pas d’en faire l’apologie mais juste de partager une connaissance, une notion qui revient de plus en plus au goût du jour.
Tout d’abord le terme “permaculture” vient de la contraction anglaise de “permanent agriculture”. La philosophie de la permaculture vise à travailler avec la nature et non contre elle. Cette conception s’appuie sur l’observation de la nature et le respect des écosystèmes. Elle s’appuie aussi sur la coopération entre l’homme et ses animaux domestiques notamment ses volailles.

Les quatre grands principes de la permaculture

De Masanobu Fukuoka – extrait de “La révolution d’un seul brin de paille”

1er principe

Le premier principe est de « ne pas cultiver », c’est-à-dire ne pas labourer ou retourner la terre.
Pendant des siècles les agriculteurs ont tenu pour établi que la charrue étaitUn potager sur bute | Jardiniers Professionnels essentielle pour faire venir des récoltes. Cependant, ne pas cultiver est le fondement de l’agriculture sauvage. La terre se cultive elle-même, naturellement, par la pénétration des racines des plantes et l’activité des microorganismes, des petits animaux et des vers de terre.

2ème principe

Le second est « pas de fertilisant chimique ou de compost préparé ». M. Fukuoka fait pousser une légumineuse en couverture du sol, le trèfle blanc, remet la paille battue sur les champs et ajoute un peu de fumier de volaille (à la suite de la construction d’une route entre son poulailler et ses champs, ses volailles ne pouvaient plus se balader dans ses cultures. Il a été contraint à cet apport.
Les hommes brutalisent la nature et malgré leurs efforts ils ne peuvent pas guérir les blessures qu’ils causent. Leurs pratiques agricoles insouciantes vident le sol de ses aliments essentiels et l’épuisement annuel de la terre en est la conséquence. Laissé à lui-même, le sol entretient naturellement sa fertilité, en accord avec le cycle ordonné de la vie des plantes et des animaux.

3ème principe

Le troisième est  « ne pas désherber, ni mécaniquement, ni aux herbicides« . Les mauvaises herbes jouent leur rôle dans la construction de la fertilité du sol et dans l’équilibre de la communauté biologique. C’est un principe fondamental que les mauvaises herbes doivent être contrôlées, non éliminées.

4ème principe

Le quatrième n’est « pas de dépendance envers les produits chimiques« . M. Fukuoka fait pousser ses récoltes de céréales sans produit chimique d’aucune sorte. Sur quelques arbres du verger il a occasionnellement recours à une émulsion d’huile de machine pour contrôler la cochenille (insect scales). Il n’utilise pas de poison persistant ou à large spectre et n’a pas de ”programme” pesticide.

Les effets des cultures passées

Depuis le temps que les plantes faibles se sont développées, conséquence de pratiques contre nature telles que le labour et la fertilisation, la maladie et le déséquilibre des insectes sont devenus un grand problème en agriculture. La nature, laissée seule, est en parfait équilibre. Les insectes nuisibles et les maladies des plantes sont toujours présents, mais n’atteignent pas, dans la nature, une importance qui nécessite l’utilisation de poisons chimiques. L’approche intelligente du contrôle des maladies et des insectes est de faire pousser des récoltes vigoureuses dans un environnement sain.

Les conseils de mise en place d’un potager sur butte

Les dimensions d’une butte sont les suivantes :Conseils pour un potager sur bute | Jardiniers Professionnels
environ 50 cm de haut pour 1,20 m de large.
Ces dimensions permettent d’obtenir un dôme qui ne s’effondre pas et une plate-bande dont le milieu est accessible facilement.

Les buttes sont séparées par des chemins ; comptez entre 30 et 50 cm de large pour pouvoir y circuler sans difficultés.
1 – Creuser les chemins sur 20 cm de profondeur (ce qui correspond à la couche de terre arable).
2 – Déposez, le long du chemin, la terre prélevée et affinez-la avec un croc.
3- A l’aide d’une pelle, façonnez votre butte pour lui donner la forme voulue.
4 – Mélangez la terre située en surface avec du compost mûr.
5 – Sur le haut du monticule, mélangez du compost mûr à la terre et passez le râteau pour finir de modeler les contours.

La préparation du sol :

Décompacter le sol sur toute la surface du futur potager. Les petites surfaces peuvent être travaillées avec un outil à dents type “grelinette”, les plus grandes avec un motoculteur, voire un petit tracteur.
Pour éviter l’affaissement du sol, les versants peuvent être alors consolidés avec des planches, une barrière de bambous ou autre matériau.

Attention : La clef de la réussite de la permaculture et donc de la culture sur butte est le paillage à installer avant la mise en place des végétaux.

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2 Commentaires

  1. andrieu

    Bron le 29 octobre2016

    Bonjour

    J’ai crée une association » LA PERMACULTURE APPLIQUEE  »
    J’ai des projets qui concernent le développement durable pour
    une production électrique propre,un système de lombricompostage
    et compostage collectif.
    Je souhaite vous rencontrer

  2. Pingback : Rec 17 | Pearltrees

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