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LA NOMENCLATURE DES VÉGÉTAUX

La reconnaissance et la connaissance des végétaux sont des compétences essentielles à l’exercice du métier de jardinier paysagiste, c’est pourquoi les Professionnels du Paysage vous rappellent quelques notions fondamentales sur la nomenclature des végétaux.

Ces compétences sont primordiales pour :

  • concevoir (réalisation de plans de plantation)
  • réaliser un aménagement paysager (travaux de plantation)
  • entretenir (travaux de taille et d’élagage)

 

La reconnaissance

C’est la capacité à identifier le végétal sur lequel on intervient sur site ou à partir d’un échantillon représentatif.

La connaissance

C’est la capacité dans un premier temps à faire un choix judicieux de végétaux pour proposer un plan d’aménagement cohérent au client en répondant à ses attentes.
C’est également la capacité à renseigner la clientèle sur les caractéristiques de la plante, ses exigences et son entretien.

Pour créer des jardins privatifs ou des espaces verts publics, les professionnels du paysage utilisent différentes catégories de végétaux ou types biologiques. Et en particulier :

  • des arbres d’ornement et fruitiers
  • des arbustes caducs ou persistants d’ornement et fruitiers
  • des arbustes de terre de bruyère
  • des arbustes spécifiques comme les rosiers
  • des conifères
  • des plantes dites exotiques telles que les bambous, les agrumes, les palmiers et les plantes grasses ou succulentes
  • des plantes vivaces
  • des graminées ou poacées d’ornement
  • des plantes aquatiques
  • des plantes annuelles
  • des plantes bisannuelles
  • des plantes à bulbes, à rhizomes ou tubéreuses

(les plantes bisannuelles, à bulbes, rhizomes ou tubéreuses sont surtout utilisées dans les municipalités pour assurer le fleurissement)

Toutes ces catégories de végétaux seront utilisées pour agrémenter les jardins privés et les espaces verts, elles seront utilisées de différentes façons au sein d’un aménagement paysager.

La reconnaissance et la connaissance des végétaux démarrent sur une gamme de base en formation. Après il appartient à chacun de cultiver ses connaissances dans ce domaine. On apprend tout au long de la vie !

Langage Universel et Nomenclature

Les végétaux toutes catégories confondues sont exprimés en latin. C’est le langage universel qui permet d’appeler un végétal par le même nom dans le monde entier. Les appellations latines et les règles de nomenclature sont certes rébarbatives pour la clientèle. En revanche pour un professionnel du paysage, elles sont essentielles. Notamment pour les échanges commerciaux internationaux. Par exemple, dans notre région, de nombreux professionnels passent des commandes avec l’Italie et l’Espagne pour approvisionner leurs chantiers.

L’appellation latine est plus fiable que l’appellation commune ou celle du pays (noms français). En effet pour certains végétaux qui ont une appellation différente en latin, on peut les appeler de manière semblable en nom commun ou français.

Exemples :

– Caesalpinia gilliesii / Oiseau de paradis                     – Arabis caucasica / Corbeille d’argent
– Strelizia reginae / Oiseau de paradis                          – Iberis sempervirens / Corbeille d’argent

Ils existent sûrement bien d’autres exemples. Les noms latins permettent donc d’éviter des confusions dans les commandes de végétaux et répondent au mieux aux attentes de la clientèle.

La classification binominale (genre-espèce)  remonte au 18ème siècle. C’est le naturaliste suédois Carl Von Linné (1707-1778) qui est à l’origine du classement et de la détermination botanique des végétaux.

Pour une détermination correcte d’un végétal en aménagements paysagers, il est nécessaire de donner dans l’ordre suivant :

  • le genre
  • l’espèce                                                             Appellation botanique en latin
  • le cultivar ou la variété s’il a lieu
  • la famille d’appartenance.
  • le nom commun ou français (ou celui d’un autre pays)

Remarques : les familles botaniques peuvent être également indiquées en latin. Elles prennent la terminologie « eae ». Pour de nombreuses plantes, on peut avoir une appellation vernaculaire. Il s’agit d’une appellation régionale. Pour une même plante, il peut y avoir plusieurs dizaines d’appellations différentes sur le territoire national en particulier pour la végétation spontanée.
Exemple de végétaux déterminés :

  • genre : Acer
  • espèce : platanoïdes
  • cultivar : « Schwedleri Nigra »
  • famille d’appartenance : Acéracées (Aceraceae en latin)
  • nom commun ou français : Erable plane « Schwedleri Nigra »

 

Règle de Nomenclature

Depuis cette période, des règles de nomenclature ont été appliquées : quelles sont-elles ?

Le genre s’écrit toujours avec la première lettre en majuscule et le reste en minuscules

Il est néanmoins admis et on peut le constater sur l’étiquetage des plantes dans les jardins botaniques ou arboretums que le genre s’écrive entièrement en lettres majuscules.

Remarque : pour certains végétaux, le genre peut avoir un ou des synonymes.

Exemple : le goyavier du Brésil (nom commun ou français) s’appelle en latin :

 Acca ou Feijoa sellowiana

L’espèce s’écrit toujours en lettres minuscules

Remarque : tout comme le genre, l’espèce peut avoir un ou plusieurs synonymes pour certains végétaux.

Exemple : la lavande à feuilles étroites, officinale ou vraie (noms communs ou français) s’appelle en latin :

Lavandula angustifolia ou officinalis ou vera

Remarque : lorsque le genre et l’espèce d’un végétal sont identifiés et qu’il n’y a pas lieu d’aller plus loin, il s’agit de l’espèce type. Hors en aménagements paysagers, on utilise fréquemment des cultivars ou des variétés pour agencer les jardins privés ou les espaces verts. La détermination du végétal doit donc être plus poussée, ainsi qu’une bonne connaissance des règles de nomenclature.

Le cultivar (contraction de variété cultivée) est obtenu en production (en pépinière) par différents moyens de multiplication.

Le cultivar (CV) s’écrit toujours entre des guillemets et avec la première lettre en majuscule

Lorsque le cultivar est composé de plusieurs termes, chacun de ces derniers s’écrit avec la première lettre en majuscule.

Exemple 1 : l’aucuba du Japon à feuilles panachées (nom commun ou français) s’appelle en latin :

Aucuba japonica « Variegata« 

Remarque : ‘Variegataen latin peut se traduire par feuillage panaché dans le nom commun ou français.

Exemple 2 : l’alaterne à feuillage panaché de blanc (nom commun ou français) s’appelle en latin :

Rhamnus alaternus « Argenteo Variegatus« 

Remarque : « Argenteo Variegata » en latin peut se traduire par feuillage panaché de blanc dans le nom commun ou français.

Chez certains végétaux d’ornement, le cultivar tout comme le genre et l’espèce peut avoir un ou des synonymes.

Exemple : Acer platanoïdes « Schwedleri Nigra«  = Acer platanoïdes « Crimson King« 

La variété (Var) est en fait une variante morphologique de l’espèce type (genre-espèce) existant dans certaines régions ou pays du monde (ports différents, autres formes de feuillages, autres couleurs de floraison, autres couleurs de fruits…). Elle existe à l’état naturel sans intervention de l’homme.

La variété s’écrit toujours en italique, en lettres minuscules et en italique

Elle est précédée de l’abréviation Var.

Exemple : Callicarpa bodinieri Var giraldii

Remarque : pour les variétés, il peut y avoir des synonymes.

Certaines plantes sont issues de croisements, on les appelle des hybrides. Ils sont de deux types :

1/ Les hybrides entre deux espèces appartenant au même genre.

Pour ces hybrides, on place un X après le genre.

Exemple : Abelia X grandiflora / Abélie hybride à grandes fleurs.

Il est obtenu en croisant Abelia uniflora et Abelia chinensis.

Remarque : dans certains cas, il peut se rajouter un cultivar.

Exemple : Abelia X grandiflora ‘Francis Masson.

2/ Les hybrides entre deux genres différents

Ce sont les hybrides intergénériques. Ils sont assez rares ; on peut néanmoins citer le Mahoberberis (hybridation entre les genres Mahonia et Berberis), le Laburnocytisus (hybridation entre les genres Laburnum et Cytisus) et surtout le Cupressocyparis (hybridation entre les genres Cupressus et Chamaecyparis).

Pour les hybrides intergénériques, on place un X devant le genre

Exemple : X Cupressocyparis leylandii / Cyprès de Leyland

Remarques : cet hybride intergénérique est obtenu avec Cupressus macrocarpa et Chamaecyparis nootkatensis cela a donné la contraction Cupressocyparis. Un cultivar peut se rajouter à ce type d’hybride.

Exemple : X Cupressocyparis leylandii ‘Castlewellan Gold / Cyprès de Leyland ‘Castlewellan Gold’.

Attention : Les noms latins ne prennent jamais d’accent.

Pour les noms propres faisant référence à des pays ou à des personnages ayant marqué la botanique, on veillera à mettre une majuscule.

Exemples : Cyprès de Lambert, Berberis de Thunberg, Troène du Japon, Tulipier de Virginie…

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