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Les principales plantes grimpantes du jardin

Un mur un peu trop présent, une façade à orner, envie de camoufler un abri de jardin, fleurir une pergola… Les capacités des plantes grimpantes à habiller une surface verticale sont multiples et variées. Nos jardiniers professionnels vous conseillent et vous aident lors du choix, de la mise en place et de l’entretien de vos plantes grimpantes.

1.       Bignone de Chine (Campsis grandiflora) :

De par leur effet spectaculaire et leur adaptation à la plupart des régions, la Bignone est assurément une des plantes grimpantes à floraison estivale des plus intéressantes. Ce sont des lianes à feuillage caduc, composé et découpé en 7 à 11 folioles lancéolés, vert assez clair mesurant jusqu’à 30 cm de long. Les inflorescences sont composées d’une dizaine de corolles tubulaires à cinq lobes de 5 à 8 cm de long, orange, rouge ou parfois bicolores. Les fleurs s’épanouissent de juillet à septembre à l’extrémité des pousses secondaires. Les bignones sont auto-cramponnantes, c’est-à-dire qu’elles s’accrochent seules à leur support par des racines adventives qui se forment en crampons, comme pour le lierre.

Les Bignones se plairont au soleil, dans un sol humifère, frais, profond et bien drainé. Leurs principaux ravageurs sont les pucerons et les araignées rouges.

Fin mars, les ramifications devront être taillées des trois quarts de leur longueur pour que le pied s’étoffe. Un paillage au pied permettra  de les protéger des fortes gelées et de maintenir fraicheur et humidité en été.

Principales espèces et variétés :

  • Bignone persistante (Doxantha capreolata) doit être réservée aux jardins de la Côte d’Azur ou aux vérandas car elle est très gélive.
  • Bignone du Chili (Eccremocarpus scaber) parfois appelée « eccrémocarpe grimpant », persistante aux fleurs plus petites (1 à 3 cm de long), doit être hivernée entre 5 et 10°C.
  • Jasmin de Virginie (Campsis radicans) au feuillage caduque est considérée comme une véritable envahissante au sud-est des Etats-Unis d’où elle est originaire.

 

2.       Clématite (Clematis) :

Le genre Clematis comprend environ 300 espèces de grimpantes, semi-ligneuses, persistantes ou caduques. De la famille des Renonculacées, elles portent des fleurs souvent exceptionnelles, souvent suivies de fruits plumeux décoratifs, gris argentés. Les tiges volubiles s’enroulent sur leur support avec des vrilles. Les feuilles, opposées mais parfois alternes, sont simples ou composées, d’aspect variable selon les espèces. Les fleurs de 2 à 20 cm de diamètre, étoilées, en clochette, ou tubulées, sont solitaires ou groupées en cyme ou même en panicule.

Les Clématites aiment avoir le pied à l’ombre et la tête au soleil. Pour cela installez toujours un arbuste de petite taille, des plantes couvre-sol, ou une tuile,  afin d’ombrager naturellement le pied. Le sol doit être bien travaillé, profond, frais et fertile avec une prédilection pour les terrains argilo-siliceux. Ne pas pailler pour éviter une humidité importante qui favoriserait les maladies.

Principales espèces et variétés :

  • Clematis armandii est persistante aux fleurs printanières blanches, de 5 cm de diamètre au parfum de fleur d’oranger.
  • Clematis flammula semi-persistante a de petites fleurs blanches odorantes en fin d’été suivies de fruits plumeux décoratifs.
  • Clematis tangutica, aux clochettes jaunes de 4 à 6 cm de long fleuri durant tout l’été puis les akènes plumeux sont du plus bel effet.
  • La variété ‘Vivyan Pennell’ a de grandes fleurs doubles, bleu-mauve.

 

3.       Lierre commun (Hedera helix) :

Originaire d’Europe, le Lierre est une liane rampante ou grimpante auto-cramponnante, tour à tour appréciée pour la beauté de son feuillage ou méprisée pour sa faculté à échapper à tout contrôle. Pouvant être envahissant, le Lierre n’est tout fois pas un parasite vivant aux dépend de l’arbre tuteur mais au contraire leur association semble être symbiotique protégeant les lisières des forêts de la déshydratation et des effets des rayons ultraviolets. De plus la floraison en fin d’été (fleurs jaune verdâtre en grappes terminales) et une fructification (petites baies sphériques noires, toxiques) en fin d’hiver offre donc un cycle inversé par rapport aux plantes dont il se sert de support. En fin le Lierre présente de remarquables capacités de détoxication de l’air.

Les feuilles persistantes, alternes sont coriaces et lustrées, triangulaires ou découpées  en 3 ou 5 lobes. On peut le planter dans tout type de terre fraîche et humifère, au soleil pas trop brûlant, mi-ombre pour les variétés panachées ou même une ombre très dense pour les lierres verts.

Principales espèces et variétés :

  • ‘Aureo variegata’ : feuilles entières, panachées de jaune.
  • ‘Buttercup’ : jaune vif au soleil.
  • ‘Elegantissima’ : petites feuilles trilobées vertes argentées marginées de blanc crème.
  • ‘Goldchild’ : petites feuilles trilobées vertes grisâtres bordées de jaune pâle.
  • Hedera hibernica (lierre d’Irlande) : aux grandes feuilles cordiformes à 5 lobes, vert foncé.

 

4.       Hortensia grimpant (Hydrangea petiolaris) :

Originaire d’Asie, l’Hortensia grimpant est un arbuste sarmenteux développant des racines aériennes en forme de crampons lui permettant de se fixer à son support. Les feuilles ovales à marges légèrement dentelées de 8 à 12 cm de long sont opposées et se colorent de jaune d’or à l’automne.

Les fleurs sont disposées en corymbes arrondis de 15 à 25 cm de diamètre, accompagnés de larges bractées blanches sur le pourtour et apparaissent fin mai jusqu’à début juillet. Les Hortensias grimpants redoutent le soleil et se plantent généralement au nord dans un sol profond, acide, et humifère. Très rustique ils peuvent résister à des températures allant jusqu’à -20°C.

A planter en automne, vous pouvez fertiliser au printemps et pailler durant l’été pour maintenir la fraicheur, ce qui prolonge la floraison. Les hortensias grimpants se multiplient bien par bouturage ou marcottage mais craignent les limaces sur les jeunes pousses.

5.       Jasmin officinal (Jasminum officinalis) :

Le Jasmin officinal est une plante médicinale encore utilisée de nos jours. Les infusions de fleurs séchées sont un bon sédatif, calmes la toux et les maux de tête. C’est une des ses variété, cultivée à Taïwan, qui parfume le thé. Les macérations de fleurs dans de l’huile d’olive sont utilisées en friction contre les névralgies.

Les feuilles opposées sont semi-persistantes ou caduques composées de 5 à 9 folioles ovales acuminées (extrémité en pointe allongée très aigüe). Ce jasmin blanc fleurit durant tout l’été et produit de magnifiques fleurs blanches très parfumées, en cymes terminales (avec la rose, une des fleurs reines de la parfumerie).

Le Jasmin officinal est très rustique et se plait dans un sol ordinaire pas trop sec, au soleil.

Principales espèces et variétés :

  • Jasmin d’Italie (Jasminum humile) : fleurs jaunes estivales très parfumées.
  • Jasminum mesnyi : floraison hivernale jaune clair inodore.
  • ‘Inverleith’ : jeunes pousses rouges et fleurs rosées.

 

6.       Chèvrefeuille (Lonicera japonica) :

Le genre Lonicera compte environ 180 espèces, de l’arbrisseau érigé à la plante grimpante. Rustiques et vigoureux, les Chèvrefeuilles grimpants développent des rameaux sarmenteux portant des feuilles semi-persistantes, opposées ovales de 2 à 8 cm de long, velues sur leur face inférieure. Les fleurs, en tubes allongées sont réparties par paires axillaires, souvent très parfumées, s’épanouissent au printemps (pour la plupart).

Exposé au soleil, ou une mi-ombre même assez intense, les Chèvrefeuille grimpant sont très rustiques et se plairont dans un sol ordinaire, pas trop sec à frais.

Attention toutes fois, le Chèvrefeuille du Japon peut devenir très envahissant et même peut finir par se naturaliser dans certaines régions.

Principales espèces et variétés :

  • Lonicera x brownii ‘Dropmore Scarlet’ : haut de 3 à 5 mètres, ce caduc ou semi-persistant se couvre de fleurs tubulaires rouge orangé.
  • Lonicera x heckrotii peut mesurer jusqu’à 5m ; ses fleurs rouge et jaune sont très odorantes.
  • Lonicera periclymenum ‘Serotina’ est caduc, et ses fleurs crème et rouge sont très parfumées.

 

7.       Vigne vierge (Parthenocissus quinquefolia) :

Cette immense grimpante ligneuse s’accroche à son support à l’aide de vrilles et couvrira magnifiquement murs et façades. Les feuilles sont composées, digitées à 5 folioles elliptiques de 5 à 14 cm de long. De couleur vert-gris, elles virent à l’écarlate en automne. La floraison est insignifiante en début d’été et produit des fruits en baies noires ou bleues.

Craignant le soleil brûlant, la mi-ombre légère est bien acceptée, dans un sol léger et profond.

Son caractère envahissant oblige à surveiller la croissance de la Vigne vierge pour ne pas qu’elle obstrue les gouttières ou ne se glisse sous la toiture. Heureusement elle peut se tailler sans contrainte en toute saison.

Principales espèces et variétés :

  • Vigne vierge japonaise (Parthenocissus tricuspidata) : ses feuilles sont simples, à 3 lobes acuminés.
  • Vigne vierge de Chine (Parthenocissus henryana) : feuilles à 3 ou 5 folioles panachées de blanc et de rose au niveau des nervures.
  • ‘Veitchii’ : très vigoureux, a de grandes feuilles vernissées aux coloris très vifs en automne ; il est aussi appelé Ampélopsis veitchii.

 

 8.       Passiflore (Passiflora caerulea) :

Les passiflores tirent leur nom du fait que les missionnaires jésuites d’Amérique de Sud se servaient de la fleur de cette liane pour représenter la Passion du Christ : son pistil, les desseins de sa corolle et diverses pièces florales ressembleraient à une couronne d’épines, au marteau et aux clous de la Crucifixion.

Grimpant à l’aide de vrilles, la Passiflore développe d’immenses tiges souples et anguleuses aux feuilles alternes, divisées depuis le pétiole en 5 segments elliptiques et lancéolés. La floraison en fin d’été se poursuit jusqu’à l’automne. Les fleurs de 7 à 10 cm de diamètres sont disposées par 3 ou 4.

Au soleil ou à la mi-ombre, dans un sol profond, riche et humifère, la Passiflore pourra habiller une clôture, un grillage, un porche…

Après la floraison, les rameaux doivent être réduits de la moitié de leur longueur à fin de conserver un bon équilibre. Si vos passiflores ont beaucoup souffert du gel en hiver, vous pourrez rabattre toute la ramure en mars, et après un arrosage copieux, la végétation repartira de la souche.

Principales espèces et variétés :

  • Passiflore officinale (Passiflora incarnata) : est connue en phytothérapie pour son action anxiolytique et sédative. Ses feuilles sont finement dentées et les fleurs d’un blanc pourpré, parfumé. Elle est assez rustique.
  • Grenadille (Passiflore edulis) aux fleurs blanc rosé et vert, donne un fruit comestible à la saveur acidulée : le fruit de la passion.
  • Passiflora vitifolia : ses tiges sont duveteuses, brun rougeâtre. Les grandes fleurs sont rouge vif à filaments fins de plusieurs couleur. (moins rustique : minimum 5°C).

 

9.       Glycine (Wistéria) :

Cette grimpante ligneuse et volubile dont les longs bras s’enroulent autour de leur support, éblouit par sa floraison. Les feuilles alternes et composées, aux folioles ovales peuvent atteindre 40 cm de long. Les inflorescences en grappes pendantes et parfumées, sont formées de fleurs papilionacées bleues, blanches ou mauves et apparaissent au printemps avant les feuilles. Les fruits sont de longs haricots veloutés.

Les Glycines craignent les vents forts et frais qui endommagent les boutons floraux à la sortie de l’hiver. Une exposition chaude et ensoleillée leur est préférable, dans un  sol calcaire plutôt sec et fertile.

Tailler court en février les rameaux dépourvus de boutons floraux (arrondis) aérera la plante et favorisera la floraison.

Principales espèces et variétés :

  • Glycine du Japon (Wistéria floribunda ) : ses tiges s’enroulent de gauche à droite, et les grappes de fleurs peuvent mesurer jusqu’à 50 cm.
  • Glycine de Chine (Wistéria sinensis) : ses tiges s’enroulent de droite à gauche, plus vigoureuse et remontante mais aux grappes plus petites (30cm).
  • Wistéria x formosa est un hybride de ces deux espèces. Elle fleurit bleue dès son jeune âge.

Source : le Truffaut, La Bible illustrée du jardin.

2 Commentaires

  1. LEN

    Bonjour,
    Je cherche à identifier une plante grimpante que je ne connais pas et il m’est impossible de vous fournir la photo de sa feuille ! !
    Dommage ! Votre webmaster n’a pas pensé à inventer la possibilité de glisser des pièces jointes…

    1. Roxane

      😀 En effet ! Nous en sommes désolés…
      En revanche si vous le souhaitez, vous pouvez m’envoyer les photos sur mon adresse mail, je me ferai un plaisir de les transmettre à nos rédacteurs et de les partager également sur les réseaux sociaux de la coopérative afin qu’un expert en jardinage vous éclaire sur la nature de cette plante…
      Bonne journée !

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