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lutte biologique integree

Qu’est-ce que la lutte biologique intégrée ?

Avec toutes les découvertes scientifiques de plus en plus nombreuses sur la nocivité des produits phytosanitaires et sur leur impact environnemental, beaucoup de jardiniers, qu’ils soient amateurs ou professionnels, s’engagent à ne plus utiliser de produits nocifs et à trouver des solutions plus respectueuses de la nature. Avec les conseils des jardiniers professionnels, découvrez des méthodes de culture respectueuses de notre environnement. Apprenez la lutte biologique intégrée pour protéger vos plantes, votre potager et notre planète.

Qu’est-ce que la lutte biologique intégrée ?

Selon la définition officielle de l’organisation internationale de lutte biologique, il s’agit d’arrêter d’utiliser des produits chimiques et de choisir à la place, des êtres vivants ou des substances vivantes pour éviter les dégâts causés par les ravageurs sur les cultures végétales. Il s’agit donc très généralement d’utiliser un des prédateurs naturels du ravageur pour diminuer celui-ci, voire même exterminer tous les individus de son espèce sur la zone cultivée sans avoir recours à des produits chimiques.

Prenons l’exemple des coccinelles et des pucerons. En effet, les pucerons peuvent être des insectes nocifs pour la culture des fruits et des légumes. Ils pondent dedans et les fruits pourrissent ainsi rapidement. En utilisant des coccinelles pour éradiquer les pucerons, le jardinier évite ainsi de contaminer ses plantes avec des produits reconnus comme nocifs pour la santé et il perpétue la chaîne alimentaire animale. Il s’agit d’avoir la main mise sur le ravageur tout en laissant la nature faire ce qu’elle a l’habitude de faire et sans la perturber.

Comment cette lutte biologique intégrée se fait-elle en pratique?

Une fois que le jardinier a identifié le ravageur, plusieurs solutions sont possibles pour éradiquer les nuisibles.

Il peut avoir recours à une lutte biologique classique, c’est-à-dire qu’il peut utiliser un prédateur acclimaté qui a une efficacité durable, qui agit en permanence et de façon récurrente. Ce mode de lutte est le plus simple puisque le prédateur reste dans la zone de culture et se nourrit du ravageur au quotidien, ce qui lui permet de rester dans la zone.

Ensuite, le jardinier peut faire une lutte biologique inondative : il s’agit d’utiliser un prédateur à chaque fois que le ravageur apparaît en trop grand nombre et qu’il commence à être un danger pour la zone de culture. Ce mode de lutte est moins naturel au sens où le jardinier doit lui-même s’occuper d’inoculer le prédateur ou l’organisme antagoniste qui vient lutter contre le ravageur.

Enfin, la dernière forme de lutte biologique intégrée est la lutte autocide. Celle-ci à pour moyen d’introduire un très grand nombre de mâles stériles de l’espèce du ravageur (et non du prédateur).

En effet, une fois que les mâles sont lâchés, ils vont être en compétition avec les autres mâles sauvages et les femelles seront beaucoup moins fécondées voire plus du tout. Au fur et à mesure des générations, la population sera anéantie. Il faut donc un ajout de mâles stériles assez importants.

Pour conclure

Il nous faut préciser que tous les ravageurs n’ont pas les mêmes prédateurs. En effet, les coccinelles ne vont permettre qu’aux pucerons de disparaître d’une zone de culture. Par ailleurs, elles ne seront pas efficaces contre les limaces qui dévorent les salades. Il sera donc préférable de vous adresser aux jardiniers experts pour connaître à la fois les ravageurs et leurs prédateurs pour ainsi lutter au mieux avec un respect total pour la nature et l’environnement.

Il faudra aussi préciser que l’idéal est de préserver ou favoriser une biodiversité riche et variée qui permettra la prolifération de plantes mellifères. Ces dernières permettent d’avoir un jardin sain et productif.

N’hésitez plus, adoptez les méthodes de lutte biologique intégrée à votre activité de jardinage pour respecter l’environnement et votre jardin.

 

 

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