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Comment économiser l’eau au jardin ?

S’il est bien une question que tout jardinier, qui se respecte se pose, c’est bien celle-là. Et pour cause ! A l’heure où les épisodes caniculaires se font de moins en moins rares, l’utilisation de l’eau au jardin apparaît comme un luxe dont nous nous devons, de faire l’économie 💦.

L’accès à l’eau est primordial. Au vu des chiffres qui annoncent que 49 % des Français considèrent le jardinage comme un plaisir, il serait dommage que cette saine activité devienne une contrainte supplémentaire ou même une corvée, alors que la mise en place de gestes simples et emprunts de bon sens peut suffire.

Faire avec ce que la nature nous offre

Arrosage naturel de la terre

Crédit photo : Pixabay.com

Avant de se lancer tête baissée, parfois un peu trop prématurément, dans un plan stratégique nécessitant de gros aménagements et/ou de gros moyens financiers, le bon sens doit nous conduire à appliquer un principe simple : faire avec le terrain que l’on possède et s’adapter à ses particularités.

Economie d’eau : observer pour agir au quotidien efficacement

Quelques données chiffrées permettent de mesurer la nécessité absolue et réelle à considérer le jardinage comme une besogne pouvant s’avérer extrêmement consommatrice en eau mais aussi coûteuse pécuniairement. Pour arroser un jardin, comptez 15 à 20 litres par mètre carré. Ce qui représente une consommation d’environ 2000 litres par an pour un jardin de 100 m2 🌿.

Faire avec la nature du terrain et opter pour des légumes et plantes peu gourmands en eau, reste donc une alternative pertinente et un choix raisonné et raisonnable ! En choisissant des variétés anciennes et locales de légumes ou d’arbres fruitiers vous optimisez votre consommation. Ces variétés sont par nature adaptées à votre terroir et à votre climat et sont moins gourmandes en eau.

Gardez à l’esprit que les variétés ornementales naturellement présentes, sont celles à privilégier en priorité.

Mettre en place des gestes simples et efficaces

Comme le chantait V.SANSON en son temps, avec « Rien que de l’eau », elle est un don miraculeux et qui plus est, gratuit.  Recueillir et utiliser l’eau de pluie constitue donc une première évidence et une nécessité absolue.

Cette eau de pluie, qui représente souvent une quantité non négligeable, doit pouvoir être stockée pour répondre aux besoins en arrosage pendant les périodes sèches. Il existe dans les commerces plusieurs containers et récupérateurs de différentes contenances pouvant suffire à répondre aux besoins en eau de votre jardin pour un faible investissement de départ, lequel sera rapidement amorti. Cela reste donc une option à prendre en compte.

En cuisine, collecter l’eau de rinçage des légumes est une nouvelle habitude à mettre en place…rien ne se perd et tout est bon à prendre !

Au potager, la réalisation de cuvettes autours des plantations et la confection de sillons entre les rangs, permettront la rétention de l’eau.

Couvrir le sol pour un arrosage diminué

Le paillage, paillis ou mulch (déchets végétaux) est une couverture constituée de matériaux naturels ou synthétiques créée pour préserver et favoriser l’humidité du sol tout en limitant l’évaporation, particulièrement en été.

Paillage du sol pour limiter la consommation d'eau

Crédit photo : Pixabay.com

Pour garder la terre humide en permanence, il est recommandé d’étaler aux pieds des différentes cultures et tout autour, un paillis épais (5 à 10 cm). Cette technique très utilisée en permaculture a été adoptée par de nombreux professionnels et amateurs ayant constaté une diminution significative de l’arrosage (de l’ordre de 40%) tout en maintenant un rendement probant de leurs récoltes.

Ainsi protégé des rayons du soleil, la température est réduite au sol.

Favoriser la constitution de l’humus

Le BRF (bois raméal fragmenté) est également utilisé en tant que couverture naturelle au sol. Il est le résultat du broyage des rameaux de bois vert et des jeunes branches de feuillus fraîchement coupés. Celui-ci sert principalement à restaurer le sol car en se décomposant le BRF va générer des champignons lesquels vont créer la décomposition de la matière organique : l’humus.

L’humus présente l’avantage non négligeable, de retenir l’eau en été et joue le rôle d’éponge en hiver.

L’apport de matières organiques tel le compost, les fumiers, et les engrais organiques en favorisant la constitution d’un humus, joue donc un rôle prépondérant dans notre volonté d’économiser l’eau à tout prix.

Arroser mais pas n’importe comment, ni n’importe quand

Si des millions de litres d’eau sont utilisés chaque année pour arroser les pelouses et les jardins, la plupart du temps cela se fait avec un gaspillage excessif. Utilisons les outils ayant fait leur preuve en matière d’efficacité pour lutter contre ce gaspillage.

Les outils à utiliser

Le classique et l’indétrônable arrosoir, demeure le meilleur allié du jardinier pour une surface réduite. Bien que chronophage, il permet de cibler avec précision son arrosage (toujours au pied de chaque plante).

Arrosage des pieds de tomate au pied

Crédit photo : Pixabay.com

A l’inverse de l’arrosoir, le goutte à goutte ou les tuyaux microporeux constituent du temps gagné pour l’arrosage. Installés sous le paillage, ils permettent de fournir l’eau à vos plants en quantité suffisante et de manière régulière. Ainsi vous régulez la quantité d’eau distribuée tout en limitant le ruissellement.

Les meilleurs moments pour arroser

Il est important de tenir compte des pluies avant d’arroser. En terme d’arrosage, il est admis comme valable, une pluie à partir de 5mm sur une journée. Un pluviomètre est donc l’instrument essentiel au jardin. 💧

Gardons à l’esprit que l’arrosage en pleine journée conduit à une forte perte d’eau. En effet, sous la chaleur, 60% de l’eau s’évapore avant même d’avoir été absorbée par les plantes. De plus en procédant de la sorte, le risque de brûler les plantes est accru.

Des arrosages espacés dans le temps vont permettre à vos pantes d’aller chercher en profondeur l’humidité et développer ainsi un système racinaire plus important.

Des solutions complémentaires judicieuses

En utilisant des Oyas, les racines des plantes poussent instinctivement vers ces pots en argile, terre cuite ou en céramique.

On les dispose sous terre après les avoir remplies d’eau et elles laissent échapper progressivement l’humidité nécessaire aux plantes au moment où elles en ont besoin. Cette technique d’irrigation vieille de 2000 à 4000 ans permet une diffusion lente de l’eau. Dotée de couvercle, l’Oya libère petit à petit les molécules d’eau qui traversent l’argile, la terre cuite ou la céramique microporeuse. C’est le principe de la capillarité qui fait fonctionner ce système d’irrigation.

Nombreux, sont aussi les jardiniers ayant cédé à l’appel de la grelinette, délaissant au passage la bêche ou le motoculteur. Outil écologique par excellence, la grelinette ne mélange pas les différentes couches du sol et préserve la vie microbienne. Après son passage, la terre est aérée, ameublie et plus humide. Basé sur le principe du levier, cet outil ergonomique permet un travail efficace et rapide avec un minimum d’effort.

Enfin pour le plus ambitieux, des bassins de rétention d’eaux pluviales peuvent s’envisager afin de créer une mare permettant d’abriter une foule d’auxiliaires bien utiles au potager. Des bâches soudables et résistantes aux UV 🌞, au gel🌨, à l’usure et aux coupures et destinées à cet usage rempliront parfaitement ce rôle.

💡 Astuces anti-gaspillage d’eau pour le jardin :

  • Evitez de couper l’herbe trop ras. En réglant la tondeuse plus haut, l’herbe retiendra mieux l’eau
  • Désherbez régulièrement afin d’éviter que les mauvaises herbes boivent l’eau des plantes.
  • Adaptez les contenants de vos plantes. Un pot trop petit nécessite des arrosages plus fréquents.
  • Vérifiez régulièrement le bon fonctionnement de vos modes d’arrosage et prévenez ainsi tout matériel défectueux ou présentant des fuites inopportunes

« L’eau est la force motrice de toute la nature. Léonard de Vinci

Parce que l’eau est confrontée à la fois, à la pollution, au gaspillage et à sa raréfaction face à une demande croissante et parce que « là où il y a de l’eau, il y a de la vie » nous mesurons au quotidien sa fragilité.

La nécessité de préserver cet or bleu est une évidence 💧. Nous le faisons pour nous mais aussi et surtout, pour les générations futures car n’oublions pas que la vie vient de l’eau et l’eau permet à la vie d’exister.

Auteur: Kittry Daugene

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