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Les techniques de multiplication

Il est temps de procéder à la bouture et au semis de nos bisannuels, mais avant de procéder, un petit rappel de l’ensemble des multiplications végétatives.

Definition :

La multiplication végétative est un mode de multiplication d’êtres vivants qui crée de nouveaux organismes végétaux. Il s’agit d’un mode de multiplication asexuée qui génère de nouveaux individus : des clones. Contrairement à la reproduction sexuée qui donne de nouveaux individus possédant un nouveau génome, recomposé.

La multiplication végétative est d’abord un phénomène naturel : ces processus rencontrés principalement chez les plantes herbacées et ligneuses (arbres et arbustes) mettent la plupart du temps en jeu des modifications structurelles de la tige. Les racines et autres organes sous-terrains peuvent également contribuer à la multiplication végétative, et chez certaines espèces même les feuilles sont utilisées. Les nouvelles plantes sont réellement des individus nouveaux ; le processus semble également même remettre à zéro «l’horloge cellulaire » de la plante qui ultimement déterminera la mort de l’individu.

Ces formes de multiplication végétative constituent un moyen rapide et efficace pour un type de plante de se répandre sur un sol ou un autre milieu colonisable par la vie (eau, roche…).

Ces divers processus de multiplication végétative sont souvent et depuis longtemps utilisé par l’homme pour cloner les végétaux (bouturage, marcottage), et plus récemment par culture in vitro. Elle est ainsi à la base de nombreuses biotechnologies végétales.

Le semis

La graine

Les graines conservent la forme de l’ovule dont elles dérivent ; seule la taille évolue de manière plus ou moins marquée.

Les graines présentent trois parties :

• l’embryon

• l’albumen, dont la durée de vie au sein de la graine est variable

• les téguments séminaux, à la surface desquels sont visibles le hile (aspect de petite cicatrice) et le micropyle

Graines-haricot - Professionnels A Domicile

 

Le fruit

La paroi du fruit ou le péricarpe est issue de la paroi de l’ovaire dont les tissus subissent différentes transformations suite à la fécondation.

En fonction du type de fruit, les graines sont libérées par la rupture, l’ouverture ou encore la destruction de cette paroi.

Le péricarpe comporte plusieurs parties :

• l’épicarpe

• le mésocarpe

• l’endocarpe

L’épicarpe et l’endocarpe peuvent développer des poils. Ainsi, les cellules très juteuses des agrumes qui entourent les graines de ces fruits sont en réalité des poils produits par l’épiderme interne du carpelle.

Exemple : Formation du fruit chez l’Oranger :

Formation-orange - Professionnels A Domicile

 

 

a) fleur flétrie vue en coupe longitudinale.

b) fruit en coupe transversale. Les cellules très juteuses qui entourent les graines ou « pépins » sont des poils produits par l’épiderme interne du carpelle. Cet épiderme forme l’endocarpe, sorte de membrane qui entoure chaque carpelle ou « quartier ». Le mésocarpe est formé des tissus blanchâtres de la « pelure » et l’épicarpe est la partie externe de couleur orange.

Types de fruits

Selon le nombre de carpelles par fleurs et le nombre de fleurs impliquées dans la formation du fruit, on distingue différents types de fruits.

Ainsi, un fruit provenant d’une seule fleur unicarpellée est un fruit simple. Un fruit multiple est pour sa part issu d’une seule fleur dialycarpellée. Un fruit composé provient de plusieurs fleurs d’une même inflorescence. Enfin, un fruit résultant de la combinaison de l’ovaire d’une fleur avec d’autres organes est un fruit complexe ou un pseudo-fruit.

La préparation de la graine en vue d’un semis

La préparation est très importante et concerne d’une part la terre et d’autre part les graines.

Préparation de la terre : que ce soit en pleine terre, en terrine (caissette), en pot ou sous châssis, la terre doit être fine et légère, éventuellement mélangée à un peu de sable et surtout bien drainée.

Dans le cas de terrines ou pots, disposer par dessus les trous de drainage une couche de petits cailloux ou de tessons de pots puis une couche de sable (ou très petits cailloux) puis le terreau (couche d’environ 10 cm). Arroser puis tasser légèrement.

Préparation des graines : dans le cas d’une récolte sur les plantes il faut les nettoyer, les sécher puis les conserver dans un local frais hors gel et aéré. Certaines ne se conservent pas (ex. Magnolia, Camellia) mais le plus souvent elles se conservent jusqu’à des années.

Certaines, durant cette conservation développent une peau dure (ex. pois de senteur) il faudra alors les faire tremper une nuit avant le semis.

Les graines dures (souvent les arbres, les noyaux) nécessitent une stratification avant le semis : placer dans une terrine des couches successives de graines alternant avec un mélange tourbe et sable, placer le récipient à l’extérieur pendant des mois.

La période : les semis s’effectuent généralement en fin d’hiver/ début printemps, parfois en automne.

Le semis en lui-même est sans doute la partie la plus simple : Les graines doivent se retrouver à une profondeur égale à leur taille et donc selon celle-ci soit on trace un sillon dans la terre puis on place les graines sans qu’elles soient serrées et on referme le sillon, soit on recouvre après avoir semé d’une fine couche de terreau.

L’arrosage se fait plutôt avant le semis, par trempage pour les terrines ou les pots, complété éventuellement après le semis par une pulvérisation.

Dans le cas de semis en terrine ou en pot, placer un couvercle transparent et mettre dans un endroit à luminosité réduite en général à 10-15°C. Surveiller que la terre ne se dessèche pas totalement, arroser par pulvérisation mais sans excès.

Dès que la germination commence, augmenter progressivement luminosité et aération.

Dès que les plantules peuvent être manipulées elles peuvent être repiquées (ce n’est souvent pas le cas pour les semis en pleine terre sauf s’il faut éclaircir du fait d’un semis trop serré). Pour cela prendre délicatement chaque plantule avec un peu de terre pour préserver les racines et les mettre en godets pour les endurcir encore ou les repiquer en pleine terre si les conditions s’y prêtent.

Pendant toute cette évolution prendre garde à l’arrosage : ni trop, ni laisser la terre se dessécher complètement.

Attention , cas particulier

Les bisannuelles comme les myosotis, la giroflée ravanelle, les œillets de poète ou les pensées se sèment à la fin de l’été en caissettes contenant un substrat léger composé de terreau et de sable.

Quant aux annuelles, rien de plus simple : le semis en place s’effectuera entre avril et fin mai selon les espèces :

Si vous possédez un potager, récupérez les graines en fin d’été pour les semer à l’abri dès le mois de mars : Les pois, haricots, salades, radis et fèves pourront quant à eux être semés en pleine terre dès le mois d’avril.

Le marcottage :

Il existe 3 types de marcottage.

Le marcottage par couchage : le principe est d’enterrer un rameau maintenu au sol ou dans un godet par un crochet fixé dans le sol. Le rameau peut aussi être fixé par un petit tuteur.

Le marcottage en cépée : le principe est de couper une plante mère à 10-15 cm par rapport au sol. Dès que de nouveaux rameaux vont apparaître (au printemps), buttez la plante avec un mélange de terreau et de tourbe. Des racines vont se former sur les parties enterrées des rameaux. Quand les racines seront assez importantes, coupez les rameaux au raz de la plante mère et rempotez votre rameau.

Le marcottage aérien : on pratique le marcottage aérien sur les plantes à port dressé et à tiges rigides comme les ficus. Les plantes dégarnies à la base ou devenues trop volumineuses pourront être conservées pendant plusieurs années suite au marcottage aérien. Le principe est de faire apparaître des racines au milieu d’une plante afin de la couper et de replanter la partie enracinée. Pour cela, entourez la tige avec un manchon en plastique maintenu en haut et en bas par une ligature après avoir rempli d’un mélange de tourbe et e sable. On peut faire aussi une entaille pour favoriser le développement des racines.

La division des touffes

Les plantes vivaces restant en place de nombreuses années forment des touffes imposantes qui parfois fleurissent moins. Il est alors temps de les diviser pour redonner un petit coup de jeunesse à l’ensemble et en profiter pour multiplier la plante. Sont concernés par cette méthode de multiplication : les asters, les aubriètes, les centaurées, les phlox, la lavande, la pervenche, la sauge, mais aussi les graminées et les bambous. Pensez à bien arroser les éclats nouvellement installés pour assurer une parfaite reprise.

La division se pratique au printemps ou à l’automne selon les variétés avec une exception pour les grands iris qui seront divisés en période de dormance c’est à dire au mois d’août.

Le bouturage

De tiges, de feuilles ou de rameaux aoûtés, il est l’une des méthodes de multiplication les plus pratiquées.

Le bouturage de tige dans un substrat léger est très efficace sur la majorité des arbustes d’ornement et les petits fruits rouges.

Bouture de tronçons, bouture de tête : prélever un tronçon d’environ 7 cm pour le transplanter dans un mélange très léger (½ terreau pour ½ de sable) afin de la faire enraciner. La bouture pourra être pratiquée sur une partie herbacée, semi-lignifiée ou aoûtée selon la période ou la nature de la plante.

Le bouturage à talon ( idéal pour les conifères) : il consiste à prélever une branche secondaire en la détachant de la tige principale qui la portait en conservant un petit segment de bois de cette dernière. Cette zone est particulièrement susceptible d’émettre de nouvelles racines. La bouture sera plantée dans un substrat léger et humide. Cette bouture est particulièrement adaptée au romarin, aux petits fruits rouges, mais aussi certains conifères et arbustes à fleurs.

Le bouturage de racines se pratique sur les arbustes en hiver ou au printemps pour les graminées. Il s’agit de déterrer la motte pour prélever un tronçon de racine. La bouture sera plantée à l’horizontale dans un mélange léger et maintenu humide. Les plantules devraient apparaître au printemps.

Le bouturage de feuilles se fait en caissette dans un substrat très sableux. Il concerne les plantes grasses comme les crassulas, les graptopetalums, les echeverias et certains kalanchoes, mais aussi les plantes d’appartement comme le sainpaulia, le begonia rex, ou le gloxinia.

Le bouturage dans l’eau, est à réserver à quelques plant

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